Publié par Manu

Intissar Haddiya - Si Dieu vous prête vie


Le résumé :
Nous sommes dans une grande ville du Maroc, le soleil pointe le bout de son nez.
Le jour se lève. Nafta s’affaire à nettoyer tous les jours sauf le dimanche, la grande salle avant l’arrivée des patients, qui vont bientôt arriver pour leurs soins. Inlassablement, elle recommence chaque jour sa mission, avec son professionnalisme qui la caractérise. Les patients sont des hommes et des femmes, de tous âges et corpulences confondues, qui trois fois par semaine, viennent se faire dialyser. Nous pénétrons en douceur dans l’intimité de chacun, Chérif, Maryam, Sadiaa, Mohcine, Nadia, Zoubida… Au fil du temps, des amitiés se sont construites entre eux tous, et avec le personnel soignant. Des parcours qui les rapprochent, et qu’ils partagent ensemble trois fois quatre heures par semaine. Leurs vies avec leurs joies, leurs peines, leurs passions, leurs peurs, leurs angoisses.

Mon avis :
Intissar nous fait pénétrer dans un monde, ou sans peine, on y trouve sa place. Il ne s’agit en aucun cas de voyeurisme, mais au contraire, le quotidien de personnes qui doivent se faire dialyser. Elle décrit les éléments avec une justesse dans ces propos, tant au point de vue médical, que sur les personnages de son roman.
Connaissant très bien le Maroc pour y vivre depuis plusieurs années, quand on se plonge dans son livre, les images viennent de suite, les couleurs, les odeurs, les coutumes sont d’une précision merveilleuse.
Au fur et à mesure de ma lecture, je connais ces gens décrits, cette ville avec ses avenues et son brouhaha, ses ruelles tortueuses, ses pâtisseries, ses fruits secs, ses mots, cette bienveillance du peuple marocain en général. Un livre rempli d’émotions, de petites joies, de grandes aussi, et de peines.
Un ouvrage qui devrait être lu par chacun de nous, ne serait ce que pour prendre conscience de l’importance du don d’organes, mais aussi, pour nous faire prendre conscience, de la vie au quotidien des gens qui doivent être dialysés.
 

Pour information, la sécurité sociale n’existe pas au Maroc, de la ma même manière que nous la connaissons en France, et seuls les plus aisés et fortunés, peuvent se faire soigner correctement. Intissa nous l’explique le plus naturellement dans son roman. L’assurance maladie marocaine s’établie en douceur sur le territoire.

Une grande claque dans la figure à la lecture de ce livre, que je recommande vivement sans aucune hésitation.

Un très gros coup de CŒUR, mais aussi un livre Médicament, qui fait du bien à l’âme et remet les pendules à l’heure.


BRAVO Intissar !!

Ma note pour ce livre : 11 sur 20

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